Planches

Planches de Samuel Dudouit

"la vie humaine est douce

comme du pain ou une peau

c'est une noyade d'hiver

il reste un manteau sur une chaise

des livres oubliés dans la boue

et d'immenses chœurs célestes

annulés par les pépiements d'un passereau

quelque part là-bas

entre les joncs froids du marais"

 
Format 12,5x21cm, 80 pages - Prix de vente : 8 euros

 Les poèmes de Samuel Dudouit surprennent le lecteur page après page ; des planches glissantes, des pas dans la neige…  la lecture n’est pas stable mais oscille entre l’aube et la nuit, le pourri et le vif. Les poèmes puisent leur puissance non pas de ce qu’ils sont mais de ce qu’ils seront car c’est « de ce futur sans langage que viennent [les mots] ». Lecteur, fais attention où tu mets les pieds « en marchant dans [les] phrases » du poète, là où la nuit est « un tapis roulant qui s’emballe ». Attention lecteur : mets « un pied devant l’autre » : pour Samuel Dudouit, c’est « la meilleure façon d’écrire », ce sera pour toi la meilleure façon de lire. Même si « Le monde [annule] ses rendez-vous » dans la poésie de Dudouit, le poète lui, te donne rendez-vous  « devant le trou de sa propre fontaine » afin d’y jeter « les petits dés tout simples » de la   réalité.

YjB