Lisières

Lisières de Mathilde Vischer

" C’est alors qu’il lui dit vous êtes fine et légère comme les pages d’une Bible, votre démarche claire et ample délie même les battements du sang qui secouent vos veines, ceux de l’ombre, vous êtes le regard que je suis, le sable que je transporte en vain d’une nuit à l’autre, le geste du tremble, le tintement de la porte au sortir du matin."

 
Format 12,5x21cm, 80 pages - Prix de vente : 8 euros

Dans mon cabas il y a  l’enfant, il y a la souffrance et la joie, il y a l’innocence et la lucidité, il y a la femme, il y a la réalité insolite, bizarre, décalée, dont on ne comprend pas tout, tout de suite, il y a la réalité qui sépare et celle qui rassemble les corps, les cœurs, il y a l’homme, le rire et les larmes ; dans mon cabas, il y a la ville « les pans entiers [de la] vie », et tellement d’autres choses pour que son poids « semble celui du monde » – dans le cabas d’où s’échappe « une plainte secrète », où se jouent tous les petits drames quotidiens. Qui porte le cabas ?  Est-ce « la petite fille à la robe rouge » ou la mère ? Demandons-le aux poèmes de Mathilde Vischer qui cernent nos existences d’un œil tendre et vigilant, ou à la lune car c’est elle qui « rétablit l’ordre des choses, des pensées, la vie extraite de sa propre réalité ». Mais serons-nous jamais sûrs d’obtenir la réponse ?

YjB