COLLECTION 3,14 g de POÉSIE

Femme(s) passagère(s) de l'est de SYLVIE DURBEC

Format 12,5x21cm, 64 pages - Prix de vente : 10 euros

ISBN : 978-2-9545680-7-2

Ces trois passagères de l’Est sont quatre : une vieille femme russe, une institutrice et une jeune mère en fuite. Et enfin la poète elle-même, passeuse de paroles. Le seul asile que je leur ai trouvé est le poème, nous confie Sylvie Durbec. Là où elles peuvent poursuivre leurs existences en compagnie. Et dans sa postface, James Sacré invite le lecteur à accueillir le moindre mot transporté d’est en ouest.

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Demeure de l’oubli de MICHEL BOURÇON

Format 12,5x21cm, 88 pages - Prix de vente : 10 euros

 

ISBN : 978-2-9545680-8-9

 

Le vide de Michel Bourçon c’est le vide de l’être c’est la lumière éclaboussante à la fen/être de la page blanche : parfois, une fenêtre s’ouvre en nous, libère des ombres… Le poème apparaît en un rideau de quelques lignes, en prose dense, qui cherche à travers les mots les lueurs vacillantes dans les yeux… d’un être aimé et le sens qui sans cesse se dérobe… afin d’y découvrir un visage [qui] peut nous sauver et accueillir le monde.

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Algues & Barges de Patrick Le Divenah

...,...
j’étais
anxieux tourmenté angoissé
ne parvenant pas à
savoir si ce rossignol philomèle trillait ou s’il quirittait
                je
saluai en hélant un brave pêcheur qui m’apparut être
une planche
de salut
et qui grommela que ce rossignol gringottait puis me dit
d’aller voir ailleurs si le poisson se laissait prendre

Format 12,5x21cm, 72 pages - Prix de vente : 8 euros

ISBN : 978-2-9545680-6-5

La poésie de Patrick Le Divenah est issue directement d’une certaine fascination pour la science (chère à Henri Michaux) et du ressassement souvent anaphorique (cher à Ghérasim Luca). Il s’écarte cependant de ces deux grands poètes par une certaine désinvolture, merveilleusement précise et contemporaine, qui lui permet de trouver son propre style. De la science, il utilise le vocabulaire, souvent cabalistique, dont il déchiffre l’humour, pour en faire une magnifique « planche poétique », un bestiaire inédit où l’humain n’est pas absent, et à l’opposée d’une poésie blanche. Sa poésie nous invite au repas d’un poète amoureux des mots et des images, gourmand gargantuesque de la parole, dont il fait une salade aux saveurs sucrées-salées, de sons et de sens, qu’il découpe en petits morceaux, carrés, rectangles, losanges et autres formes  géométriques, le tout épicé de drôlerie. Un poète, qui par ailleurs est photographe, peintre et collagiste.

YjB

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Mains suivi de Sonder le vide de Myriam Eck

Suite graphique et illustration de couverture Christine Delbecq
 
Mon corps de ton corps s'agrandit
//
Une place
Vide
Prend toute la place
//
Tu cherches à rentrer en moi ton propre vide
tu voudrais que mon vide se taise
Qu'il te fasse sa place
tu voudrais prendre la place de mon vide
 
Format 12,5x21cm, 122 pages - Prix de vente : 8 euros
ISBN : 978-2-9545680-5-8

Une voix  qui exclut les thèmes classiques ou les traite en y intégrant un regard philosophique. Style du ressassement avec décalage des points de vue de texte en texte. Style aphoristique, maintenu d'un recueil à l'autre. Par conséquent, un choix déterminé d'écriture. Une conception sérielle de cette écriture. S'apparentant aussi bien à la musique qu'à la peinture. Ecriture sans concession, style laconique. Proposition de "Vérités" qui se contredisent et/ou se complètent. Vocables répétés, déplacements des sens.
Abstraction mesurée, donnant souvent à goûter les mots, issue d'une expérience de vie. Utilisation de la forme des textes, utilisation du blanc de la page, intimement lié au propos, au sujet : le corps/le vide.
Les textes de Myriam Eck accompagnent parfois le travail des peintres. s'en inspirent.

YjB.

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Planches de Samuel Dudouit

"la vie humaine est douce

comme du pain ou une peau

c'est une noyade d'hiver

il reste un manteau sur une chaise

des livres oubliés dans la boue

et d'immenses chœurs célestes

annulés par les pépiements d'un passereau

quelque part là-bas

entre les joncs froids du marais"

 
Format 12,5x21cm, 80 pages - Prix de vente : 8 euros

 Les poèmes de Samuel Dudouit surprennent le lecteur page après page ; des planches glissantes, des pas dans la neige…  la lecture n’est pas stable mais oscille entre l’aube et la nuit, le pourri et le vif. Les poèmes puisent leur puissance non pas de ce qu’ils sont mais de ce qu’ils seront car c’est « de ce futur sans langage que viennent [les mots] ». Lecteur, fais attention où tu mets les pieds « en marchant dans [les] phrases » du poète, là où la nuit est « un tapis roulant qui s’emballe ». Attention lecteur : mets « un pied devant l’autre » : pour Samuel Dudouit, c’est « la meilleure façon d’écrire », ce sera pour toi la meilleure façon de lire. Même si « Le monde [annule] ses rendez-vous » dans la poésie de Dudouit, le poète lui, te donne rendez-vous  « devant le trou de sa propre fontaine » afin d’y jeter « les petits dés tout simples » de la   réalité.

YjB

 

 

 

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Lisières de Mathilde Vischer

" C’est alors qu’il lui dit vous êtes fine et légère comme les pages d’une Bible, votre démarche claire et ample délie même les battements du sang qui secouent vos veines, ceux de l’ombre, vous êtes le regard que je suis, le sable que je transporte en vain d’une nuit à l’autre, le geste du tremble, le tintement de la porte au sortir du matin."

 
Format 12,5x21cm, 80 pages - Prix de vente : 8 euros

Dans mon cabas il y a  l’enfant, il y a la souffrance et la joie, il y a l’innocence et la lucidité, il y a la femme, il y a la réalité insolite, bizarre, décalée, dont on ne comprend pas tout, tout de suite, il y a la réalité qui sépare et celle qui rassemble les corps, les cœurs, il y a l’homme, le rire et les larmes ; dans mon cabas, il y a la ville « les pans entiers [de la] vie », et tellement d’autres choses pour que son poids « semble celui du monde » – dans le cabas d’où s’échappe « une plainte secrète », où se jouent tous les petits drames quotidiens. Qui porte le cabas ?  Est-ce « la petite fille à la robe rouge » ou la mère ? Demandons-le aux poèmes de Mathilde Vischer qui cernent nos existences d’un œil tendre et vigilant, ou à la lune car c’est elle qui « rétablit l’ordre des choses, des pensées, la vie extraite de sa propre réalité ». Mais serons-nous jamais sûrs d’obtenir la réponse ?

YjB

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Sous les feuilles de Christian Degoutte

« si ton souffle ne m’ose pas 
si tes mains ne m’osent pas
ma peau m’enferme
dans un sac de froid
je tombe au bas du trottoir
entre les oubliés des caresses
ose ma peau s’il te plaît
à chaque seconde ose
ma peau ose-moi » 
 
Format 12,5x21cm, 64 pages - Prix de vente : 8 euros

et tes mots frissonnés / à mon oreille… Telle est la poésie de Christian Degoutte : un murmure qui fait mouche, qui va droit au cœur, des éclats de langage qui pénètrent au plus tendre de la chair. Une corbeille pleine de mots, et l’on peut toucher, choisir, goûter les mots, les mots corps, cœur, peau, mains, souffle, viscères, scat, baisers, chant, cuisses, voix, voix de Nina, d’Ella, de Billy, d’Odetta, et tellement d’autres fruits encore… Si on aime aimer, si on aime être aimé, alors on se sent bien dans la poésie de Christian Degoutte et l’on s’empresse de voter – sous les feuilles – la loi des cerises.

YjB

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Agrès acrobates d'Anna Jouy

« la danse enfile le bas du soir
 
dans l’air
dans l’eau
toujours ce raffut de lumière 
le chorégraphe baise des voiles de mouettes
 
on poste un jour un cri dans l’eau
espérant qu’un peu de marée fera bouger la lune
mais cette révolution de bourbon ne fait que nous rendre plus noir »
 
Format 12,5x21cm, 64 pages - Prix de vente : 8 euros

Anna Jouy n’a pas peur des mots. Le je est présent dans sa poésie et agit, ne s’en laisse pas compter. Voilà une poésie nerveuse, musclée, qui ne s’embarrasse pas des convenances afin de pouvoir faire crisser des gonds interdits et surgir le sang des mots. Assurément les mots se pendent aux phrases et dessinent des figures à la limite de l’équilibre : les attaches d’amour nous tiennent au vol / je fuis comme un piano qui picore / j’allonge une main à dessouder la lune, les vers sont nombreux qui donnent le vertige et font grimper haut vers une rêverie des corps, vivement incarnée dans la réalité de la chair et de la présence : mon sang à même les draps / ces rubis écoulés / mosaïque incarnat jetée comme des pleurs / entre vos jambes d’homme.

YjB

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